La cloison acoustique est un élément essentiel pour aménager des espaces au confort sonore optimal. Qu’elle soit pleine ou vitrée, elle se module selon les spécificités de vos zones de travail. Comment mettre en place un espace de travail isolé grâce à une cloison acoustique ? Pourquoi avons-nous besoin de cloisons acoustiques ? Langlois Sobreti vous donne toutes les clés pour atténuer le bruit.
Une cloison acoustique permet de minimiser ou d’éviter la propagation du son ou du bruit dans un espace. En milieu professionnel, le bruit réduit la productivité au travail ainsi que la capacité à se concentrer. Ce type de cloison, au sein de bureaux ou d’ateliers, est donc un moyen de maximiser le confort au travail et de rendre les espaces plus accueillants.
Les cloisons dites acoustiques sont sélectionnées pour créer des aménagements qui nécessite une confidentialité accrue. Elles sont également choisies pour aménager des espaces propices à la concentration. L’objectif est donc de maximiser le confort au service de la productivité des occupants. Les types de salles qui requièrent des cloisons acoustiques peuvent être les suivantes :
La réponse : les deux ! La cloison pleine et la cloison vitrée sont toutes les deux considérées comme des cloisons acoustiques. Le choix sera effectué en fonction du design et l’isolation phonique recherchés. Pour chaque cloison, un procès-verbal acoustique doit être remis. Ce procès-verbal est dressé suite à des essais réalisés dans des laboratoires officiels et agréés à la demande des fabricants. Il est nécessaire de se référer à l’indice d’affaiblissement acoustique qui se retrouve sur le procès-verbal.
En version pleine, la cloison permet de casser les volumes et/ou de se cacher de la vue des autres. Elle s’avère utile également pour différencier des services au sein d’un même plateau de bureau ou au sein d’un espace de production industriel par exemple. Grâce à ses caractéristiques intrinsèques, la cloison dite “pleine” accentue la confidentialité. Il est possible de renforcer “encore plus” une cloison pleine grâce à des revêtements intérieurs.
En version vitrée, elle permet de conserver un apport de lumière ainsi qu’une communication visuelle au sein des différents box ou bureaux. Il n’est plus nécessaire de choisir entre acoustique ou lumière. Dorénavant, les cloisons vitrées acoustiques permettent de créer des bureaux pouvant être acoustiques tout en restant accueillants et propices aux échanges. La transparence des cloisons peut être régulées avec des stores ou avec des films en vitrophanie.
Pour terminer le design et la confidentialité de vos espaces, les cloisons pourront être associés à des blocs portes acoustiques pleins ou vitrés.
D’un point de vue technique, comment savoir si vos espaces seront acoustiques ? La clé réside dans une bonne isolation phonique.
L’isolation phonique « Rw » est mesurée en décibels (dB) et correspond à la performance d’un matériau ou d’un ensemble de matériaux à atténuer une émission de vibration sonore. La différence de décibels entre l’émission du bruit et sa réception correspondra ainsi au Rw de la cloison.
Exemple simplifié : un bruit émit à 70 dB et reçu à 35 dB permettra d’obtenir un Rw = 35 dB pour le matériau isolant.
L’isolation acoustique, ou phonique, fait donc référence aux dispositions prises pour réduire la transmission des bruits depuis leur source jusqu’aux lieux qui doivent être protégés ou isolés.
Au delà des cloisons que vous mettrez en place, votre aménagement, autrement dit tous les ouvrages composants votre espace, doit être pensé de manière global pour éviter le phénomène de pont phonique.
Il s’agit du point faible dans une isolation phonique et par conséquent du lieu de passage privilégié du son. Pour exemple, nous prendrons une cloison modulaire dans un espace de bureau. Une cloison modulaire étant généralement installée sous un plafond, contre un doublage ou sur un plancher, il sera donc nécessaire de traiter cet environnement, c’est à dire le plafond ou plancher, qui sont parfois réalisés à l’économie. Ce phénomène de Transmission Latérale « Dnfw », qui est la transmission du son par une ou des parois latérales comme le plancher ou le plafond et pas uniquement par la paroi de séparation qui se trouve être la cloison modulaire, pouvant être traité par des barrières phoniques, un complément de laine, ou un regard plus poussé sur les matériaux employés dès la conception du projet.
Les passages des lots techniques (luminaires, prises de courant ou de réseau, commandes, …) pouvant aussi nuire à l’acoustique d’une cloison, il est important de ne pas en faire un gruyère et bien prévoir en amont les passages de câbles, les appareils employés et favoriser les installations en appliques plutôt que celles encastrées.
L’appui d’un acousticien avec un architecte sur des projets résoluments acoustiques sont conseillés pour éviter d’employer la méthode curative post-aménagement.
Il ne faut pas confondre l’isolation phonique avec le phénomène d’absorption acoustique. L’absorption acoustique est relatif à la réverbération de l’onde sonore sur un matériau. Si l’on constate que le phénomène d’absorption dans une pièce est faible cela peut signifier qu’il y a une utilisation de matériaux réverbérants en trop forte quantité (béton apparent, carrelage, vitrages, brique, …). La résultante de ce phénomène dans une pièce est que le niveau sonore est plus élevé. Ce niveau sonore plus élevé va engendrer la dégradation de l’isolation phonique. L’une des solutions “ curatives” pour améliorer l’absorption acoustique des ouvrages présents est l’ajout de matériaux absorbants sur les cloisons, au sol ou au plafond. Cette solution a ses limites pour “réduire” le phénomène. Encore une fois, nous vous conseillons de “prévenir plutôt que de guérir”.
Le tout étant de concevoir son projet avec du bon sens. Une approche très qualitative sera appréciée par tous, contribuera a un bon climat social mais elle aura un impact sur votre portefeuille. L’approche inverse demandera par la suite l’apport de solutions curatives, toujours plus coûteuses. La bonne approche technico/économique devra vous être conseillée par des professionnels, pour autant vous trouverez 4 clés pour réussir votre aménagement intérieur :
1 – Savoir moduler et alterner entre les éléments pleins et vitrés
2 – Cerner en amont les zones dites « sonores » et celles pouvant être gérées à l’économie. Le niveau sonore des cloisons peut être adapté selon vos besoins, comme sur le schéma que nous avons réalisé ci-dessous.
3 – Dans le cas d’un projet de taille importante, le travail en amont du projet par un acousticien sera apprécié, permettant ainsi de gérer l’impact de chaque corps d’état sur votre projet.
4 – Dans tous les cas et si vous avez des questions nos chargés d’affaires restent à votre disposition pour vous aider dans cette démarche et dans les choix des matériaux.
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